Validé par la Direccte, le PSE d’IBM passera par le tribunal administratif

Le dernier plan social d’IBM France vient d’être homologué par l’inspection du travail. L’intersyndicale et le CCE vont contester cette décision en justice.

Le projet de PSE d’IBM visant la suppression de 360 postes au sein de l’entité service (GTS-IS )vient d’être homologué par la Direccte Île-de-France, au grand dam des syndicats. Ceux-ci déplorent le transfert d’une bonne partie de l’activité vers des pays à faibles coûts salariaux. Pour l’intersyndicale CGT- CFDT- CFE-CGC-CFTC- UNSA comme pour le comité central d’entreprise, la décision de l’inspection du travail est « incompréhensible au regard des dernières décisions de justice concernant la définition des catégories professionnelles ». Ils en veulent pour preuve les cas Renault Trucks, SAP et Fnac.

 

« Au delà des drames humains que ce plan va générer au sein d’IBM pour ceux qui seront amenés à être licenciés, cette décision range clairement l’administration française du coté des entreprises, contre les intérêts des salariés » estiment les élus du personnel dans un communiqué. Ils s’apprêtent à saisir « au plus vite le tribunal administratif afin de demander l’annulation de ce plan dont le seul objectif pour IBM et d’augmenter sa profitabilité au détriment de ses salariés français ».

 

Pour l’intersyndicale, la France ainsi que l’ensemble des filiales IBM de l’Europe de l’ouest ne semblent plus avoir leur place dans cette transformation mondiale, les emplois étant transférés massivement dans les pays à bas coûts salariaux.

 

Les derniers PSE d’IBM France au cours des quatre dernières années se sont soldés par plus de 1 700 suppressions d’emploi (671 en 2013, 422 en 2014, 251 en 2015 et 360 en 2016), sans compter les autres dispositifs de séparation : ruptures conventionnelles, licenciement pour « insuffisance professionnelle », refus de mobilités contraintes, etc.