Vie sociale : la famille, ultime refuge et valeur à la hausse

L’Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance (Ocirp) publie les résultats d’une enquête réalisée par l’institut Viavoice sur « La famille en 2017 : état des lieux et vision prospective ». On y apprend que ce socle social est toujours solide, cimenté par la solidarité entre les générations.

 Le cercle familial proche qui comprend les parents et les enfants constitue toujours un socle solide, notamment pour les plus jeunes : la présence quotidienne de la famille reste importante pour 9 Français sur 10 (91 %). Ils invoquent à ce sujet la « solidarité », « le “réconfort”, “la bienveillance », bref du positif. Plus que jamais, c’est le cocon dans lequel on a plaisir à évoluer et à échanger.

 

La solidarité entre les membres et les générations est perçue comme essentielle. La première forme de soutien répond à des problèmes pratiques du quotidien, comme la garde d’enfants, les transports, ou encore et les déménagements, pour lesquels plus de la moitié des Français (53 %), et en particulier les plus jeunes, n’hésitent pas à solliciter leur réseau familial, et les personnes âgées de 65 ans et plus sont les premières à apporter leur aide (75 % d’entre elles).

 

La famille demeure aussi un recours à certaines étapes de la vie : près de la moitié des Français de 18 à 34 ans ont souvent fait appel à leur famille pour une aide financière, ou dans le cadre d’une recherche d’emploi. Une aide qui semble naturelle : 45 % des personnes interrogées jugent que les solidarités familiales sont plus adaptées à certaines problématiques. Et cela devrait perdurer. Plus de la moitié des personnes interrogées (52 %) considèrent que les liens familiaux vont se maintenir, et 17 % les voient se renforcer. Une amélioration qui repose en partie sur l’allongement de la durée de vie, permettant une coexistence entre les différentes générations. Contrairement aux idées reçues, une majorité (52 %) pense que les outils high-tech contribueront à renforcer les liens familiaux, et non pas les perturber ou les distendre.

 

Les Français sont souvent en avance par rapport aux évolutions politiques », rappelle Sylvie Pinquier-Bahda,DG déléguée de l’Ocirp. « Nous avons pu l’observer en ouvrant nos prestations de prévoyance aux concubins dès 1984, quinze ans avant l’adoption du PACS. Aujourd’hui, les craintes exprimées par les Français concernent surtout le contexte économique ou la baisse des aides publiques, qui peuvent perturber l’équilibre global de la famille et le bien-être de ses membres ».