Quatre cadres sur dix ont appris à manager sur le tas

Environ 77 % des cadres sur dix auraient une mission d’encadrement d’équipe. Parmi eux, deux sur trois affirment qu’ils « aiment beaucoup » ce job.

Cadreo, la plateforme web de recrutement publie ce 7 juin les résultats d’un sondage mené auprès de 2930 personnes, sur la mission du cadre.   Il en ressort que 77 % de cette catégorie socioprofessionnelle dirige des collaborateurs , le plus souvent des équipes d’un à quatre collaborateurs (24 %) ou de 5 à 9 personnes (23 %). Seuls 16 % des d’entre eux managent plus de 50 salariés.

 

 Les intéressés ont obtenu leurs galons dès la fin de leurs études (34 %), à la suite d’une promotion (34 %) ou après avoir changé d’entreprise (32 %). Parmi ceux qui le sont devenus au cours de leur carrière professionnelle, rares sont ceux qui ont demandé à le devenir, deux sur trois se sont vu proposer ce statut par l’employeur.  Le passage au rang de manager intervient couramment après 4 à 10 ans d’expérience (54 % des cas). Mais il y a aussi des précoces :  près de 22 %, des promus sont devenus cadres avec moins de 3 ans de pratique. L’enquête révèle aussi que 40 % d’entre eux n’ont suivi aucune formation spécifique au management. Ils ont appris « sur le tas ».

 

Invités à définir ce qui les distingue des non-cadres : les managers invoquent, primo, le niveau de responsabilité (64 %), le management et l’autonomie dans le travail (41 % à égalité). Le diplôme et le niveau d’expertise ne sont cités qu’après.

 

À la question « Aimez-vous manager », près de 70 % répondent « Oui beaucoup » et 26 % « Oui, un peu ». Preuve qu’ils apprécient cet aspect de leur métier, quand on leur demande si à salaire équivalent ils choisiraient de ne plus encadrer de collaborateurs, seuls 26 % prennent cette option et 74 % décident de continuer à manager. Et cela même s’ils jugent souvent que la fonction d’encadrement est une mission relativement chronophage puisque deux tiers (68 %) déclarent qu’ils passent plus de 25 % de leur temps de travail à gérer leurs équipes.

 

Qu’est-ce qui leur plaît donc tant dans leur fonction ? On trouve en premier lieu la possibilité de faire progresser leur équipe (86 %), puis le facteur humain (75 %) avant la possibilité de déléguer (36 %). Le fait d’être chef (7 %) ou le statut social (10 %) arrivent loin derrière. À l’inverse, quand on les interroge sur ce qui leur déplaît le plus dans le fait de manager, les cadres mettent en avant le manque de temps et d’accompagnement (50 %), le manque de leviers de motivation de l’équipe (47 %) puis l’aspect chronophage de cette mission (36 %). Les difficultés relationnelles avec les collaborateurs (15 %) ou le manque d’intérêt pour la mission (5 %) sont relativement peu cités.